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SOMMAIRE  --------------------------------------------------------

Taï Chi statique, non recommandé

 

 

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La santé, c’est la mobilité et la respiration. C’est elle la garante de l’expérience mystique à travers tous les âges et époques. Elle est le véritable secret. Les peuples à l’avoir maintenue en vie sont les asiatiques. Mais, j’aimerais vous conseiller un livre magistral ! : (Edition Seuil Paris 1997) « Histoire de la pensée chinoise » de Anne Cheng (professeur d’université à l’Inst.des langues et civilisations orientales). Ce livre détaille toute la pensée chinoise historiquement et philosophiquement. C’est une vrai bible de précision. Il vous servira de référence car vous risquez d’être très vite perdu par la langue asiatique traduite et (surtout) interprétée à tout vent.

A considérer :

(a) L’expérience respiratoire simple : que le publique aborde est une expérience de bien être tout simplement comme ci-dessus.
(b) L’expérience respiratoire mystique : c’est autre chose. C’est un approfondissement de la respiration et les moines qui la pratiquaient, le faisaient journellement. Ils vivaient cela jour après jour. Ce n’est pas notre cas dans notre vie occidentale et il ne faut pas non plus confondre les sensations de l’une avec celle de l’autre.

Le livre d’Anne Cheng vous parlera du courant « subitiste » Chan (ou Zen au Japon) qui affirme que l’expérience mystique est subite (telle que je l’ai vécue) en opposition avec les moines traditionalistes qui développent une pratique longue et élaborée pour atteindre l’état mystique. Elle parle aussi de ces 2 courants de pratiques en position assise ou non. La position assise ayant survécu au Japon et dans une grand partie de la Chine. Et c’est elle qui passe en Europe pour l’instant. Elle n’est donc pas nécessairement la seule, ni la meilleures position mais est traditionnelle. On subit des courants philosophique comme des modes. Soyons donc mentalement indépendants et tout en prudence. Pour ce faire, rien de tel encore une fois que l’exemple

 

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Le Taï-Chi.

Très belle discipline, de toute beauté, reprenant toute la philosophie chinoise en arrière plan et les aspects de la respiration sous le couvert d’une alchimie bien développée. Si elle est bien enseignée par de bons professeurs, elle offre une superbe technique de travail.
Avec tout ce qui précède, elle devait bien me coller et m’aller comme un gant mais, en fait, elle n’est pas faite pour moi. Les ennuis partent de ma colonne tournée de 20 °, 1 vertèbre inclinée et soudée mais je suis loin de m’en douter au début car les mouvements sont si lents et ne semblent pas faire de mal ! Le cours est de qualité.

 

-        On nous fait travailler le long de l’axe vertical de la colonne vertébrale et ouvrir les angles du corps à gauche et à droite. Par exemple, votre pieds gauche pointe vers 12h et vous ouvrer votre jambe droite en pointant la pointe du pied droit vers 15h. Cela signifie un angle de 90° centré sur la colonne. Problème car pour moi cela signifie la somme de 110°. Et pour réaliser le mouvement, la rotation ne pouvant s’effectuer au niveau du bassin, l’effort se passe dans le genou qui tourne sur son axe (penser à un torchon que vous tordez longitudinalement).

-        La position majeure s’appelle la position de l’arbre : genoux légèrement pliés, écartement serré. Elle peut se maintenir immobile longtemps. Surveillez votre poids sur la plante des pieds à ce moment. Il doit être centré. Chez moi, par défaut de colonne, il tombe facilement aux orteils car l’ossature du bas du dos me tire en arrière, je suis obligée de compenser le défaut du bassin en déplaçant le point de chute sur l’avant du pied (cela passe par le genou une fois de plus). Je ne peux pas tricher car la position en Taï-Chi est fermée (= pieds sous les épaules) ce qui n’est pas le cas dans les autres Arts Martiaux où la position est plus large et où je peux trouver un arrangement.

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-        Le cours est donné très, très statique. L’optique est : au début de l’enseignement on part du statique (où l’on découvre un univers à l’intérieur de soi) pour aboutir à la forme mobile (découvrir la mobilité de l’énergie interne, la canaliser, la maîtriser) en fin d’enseignement. Mais malgré la qualité de haut niveau des profs., il y a abus du statique par choix préférentiel volontaire. 20 minutes, 25,.... sans bouger, sur place, dans la position de l’arbre. Mais problème de dos + spasmophilie ! Les muscles des cuisses lentement, lentement se rétractent sans se relâcher jusqu’à accumuler au fil des mois de pratique, une crispation très forte (intérieurement profonde) qui tracte la rotule d’où douleurs et frottements articulaires. (Par massage et respiration, je peux décontracter les cuisses en surface mais l’intérieur reste coincé et passe inaperçu dans un premier temps. Et si il y a abus, il y a abus et le corps se défend ce qui est normal évidemment). Mais, je ne suis pas la seule dans ce cas. J’entend des gens qui murmurent qu’ils ont mal aux genoux. Une assistante qui donne cours depuis 10 ans également : « - Je ne sais pas ce que j’ai, mais j’ai fréquemment des douleurs aux genoux.... » Et personne ne relève ces différents murmures. Je parle pourtant de mes douleurs au professeur. Il me raconte que c’est parce que je n’ai pas pratiqué ces mouvements étant jeune et que les ligaments sont courts et raides. Pourtant je lui parle aussi du dos. Mais pas de réaction.

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-        Nous faisons un stage de 3 jours lors duquel il nous faut maintenir la position de l’arbre très, très longtemps sans bouger, sans parler. Il faut se débrouiller avec la douleur qui apparaît dans les bras, les épaules, les cuisses. Je vois que les autres ne bougent pas d’un poil et je me demande vraiment comment ils arrivent à supporter cela. Le temps est long et je m’ennuie. Je décide de respirer comme je l’ai appris tout en gardant la position. Et je le fais discrètement. Et au bout de quelques instants, la chaleur passe au travers du corps. La détente traverse les muscles et la douleur s’en va et la position devient non douloureuse, anesthésiée. C’est même idyllique. Je suis étonnée et je pourrais rester ainsi toute la journée. Et je ne me rend pas compte de l’imbécillité que je viens de faire. Ce phénomène anesthésiant de la respiration est parfaitement reconnu par les connaisseurs mais j’ai fait innocemment une bêtise : j’ai respiré pendant l’effort physique du corps qui lutte à maintenir une position et me crie en réalité de cesser. Si la perception de la douleur a disparu, les muscles continuent pourtant de souffrir et ne font que renforcer encore le phénomène du braquage des genoux. C’est donc l’escalade de ce phénomène. Mais je ne comprend pas de suite en me méprenant sur l’effet euphorique produit par la respiration qui dure encore le lendemain.

-        Vous comprenez peut-être mieux maintenant le véritable danger de respirer non couché sur le dos dans une position de total repos du corps. Retenez en lettre grasse, gros caractères de ne jamais, jamais respirer pour lutter contre une douleur en plein effort. Car c’est l’apparition assurée de blessures ! ! ! ! !
Et croyez-moi, j’ai payé l’addition. Cela a été long de comprendre le pourquoi de toute cette escalade. Pas de répondant de la part des profs.et pas non plus tout de suite chez les médecins. Seul un dernier, un rhumatologue m’a demandé si ils étaient fous de faire tenir si longtemps des positions. Comme dit plus haut, il m’a fallu des séances de physiothérapie, radio, et acupuncture pour débloquer le tout.

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-        Si vous n’êtes pas encore convaincu : travail d’énergie interne pendant le stage : position de l’arbre, ne pas bouger. Le corps se tend petit à petit. Il est nécessaire d’attendre pour que la tension se produise dans les cuisses, jambes semi-pliées. Puis le prof.dit, maintenant sans bouger, tendez et crispez volontairement l’arrière des jambes (les mollets et arrière des cuisses). (c’est le procédé de yoga : fermer une zone du corps). Je m’exécute et soudain « l’énergie » se propulse des pieds vers le bassin. Elle remonte comme un éclair le long des jambes. C’est une onde. (à mon avis, ne confond-t’on pas l’onde de la crispation qui se déplace avec l’énergie et le flux de détente que l’on devrait faire passer en réalité pour détendre le corps ? C’est tout différent. Ou est-ce l’apparition d’une onde électrique ?)

-        La position crispe les jambes et en plus on sur-crispe volontairement et décharge d’énergie qui se propulse. Puis le prof.dit : « - Essayez la même chose, une jambe à la fois et racontez-moi ensuite ce qui se passe ». Je m’applique, doucement et je me rends compte de la totale différence entre mes 2 jambes (dû au dos). A gauche : aucune réaction, je ne peux crisper l’arrière, tout est figé, mort. A droite : cela frémit et je n’ose pas du tout lancer cette crispation volontaire. Je sens ce côté là complètement réceptif, prêt à répondre d’un seul tenant jusqu’à mon problème de vertèbre. Et donc, je ressens fortement le danger de provoquer un gros problème si je m’exécute. Et je stoppe là l’exercice. Je fais part de mes sensations particulières. Elles n’arrivent d’ailleurs qu’à moi et personne d’autre. (la raideur de la jambe gauche a été aussi détectée par un ostéopathe un peu plus tard qui a exécuté un pompage du tibia en gardant les articulations fixes (comme s’il gonflait un matelas pneumatique). Elle est due à la vertèbre semi-fixée qui entraîne une immobilité du côté gauche sous le bassin).

Je réalise par tout cela que le Taï-Chi ne peux me convenir. Mais il est bien dommage que les profs.à qui j’ai parlé de mon dos avant de commencer les cours ne m’aient pas mise en garde. Non, ils ont prétendu que le Taï-Chi était équilibrant et redressait les défauts ? ? ? Un os soudé, je voudrais quand même bien voir ! ! !

 

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Que vous dire donc :

- ne jamais pratiquer du Taï-Chi si vous avez un problème de colonne similaire au mien.
- ne jamais pratiquer la respiration que au repos. Ou alors une respiration classique dans le mouvement dynamique comme dans les tao de combat qui offre un excellent effet de massage du corps bien oxygéné.
Donc respiration très bénéfique dans le mouvement délié.
- ne pratiquer aucune gymnastique statique mais plutôt mobile non constante mais interrompue fréquemment.
- Tenir compte de l’effet cumulateur d’un effort dans le temps (semaines, mois, même si l’effort est lent et semble non dangereux).
- Ne comptez que sur vous-même. Personne d’autre ne connaît mieux son corps que soi-même.

- Faites attention, le Taï-Chi pratiqué en statique fait un effet tenseur. Il convient à des gens en hypotension corporelle essentiellement (je veux dire par là, des gens qui sont relâchés en permanence). C’est pourquoi ils tiennent des positions très longuement et anormalement.
- Dans les Art Martiaux comme dans d’autres disciplines, la performance réside souvent dans des caractéristiques anormales du corps de certains pratiquants. Des ouvertures d’articulation hors norme, des ligaments trop lâches qui n’assurent plus leur fonction de maintient, etc...N’essayez pas de réaliser leur mouvements. Restez dans la logique de votre corps propre et pratiquez dans les normes corporelles.
- Ne faites pas nécessairement confiance à un prof.quelle que soit sa qualité de cours. Il n’est pas médecin et peut ignorer les bêtises qu’il transmet. N’attendez pas qu’il soit médecin. Oubliez son côté intouchable, ce n’est qu’un homme. Restez sur terre.
- Ne soyez pas distrait par la beauté bien réelle de la philosophie liée à la respiration. Si cette beauté et les bienfaits de la respiration sont bien réels, ils ne doivent pas servir d’attrait pour exécuter aveuglément n’importe quoi.
- Restez de toute prudence lors d’un travail collectif où vous aurez tendance à vous oublier pour suivre le groupe et à vous forcer dangereusement. Apprenez à respirer seul, avec un thérapeute, en sécurité !

Si vous êtes capables de tenir ces aspects bien alertes dans votre tête alors permettez-vous toutes les pratiques. Elles vous apporteront beaucoup. Et si vous n’êtes pas un cas spécial comme moi, elles peuvent donc vous convenir. Pesez le pour et le contre. Il n’y a pas que le Taï-Chi en Art Martial et les autres disciplines sont rès abordables par tous le monde quel que soit son handicap. La preuve, je suis C.N.. Trouvez ce qui vous convient le mieux.

La respiration se trouve dans tous les pays asiatiques, l’Inde, le Japon, le bouddhisme et bien sûr dans le taoïsme par excellence. Si vous la pratiquez, vous la découvrirez et je vous le souhaite de tout cœur.

 

 

Minéabel                       

 

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Site créé en août 2005   -  Dernière modification : 28/07/2005 21:22