Voici
des extraits que je trouvais intéressants. . Voir le lien suivant pour trouver
ces différents articles dans la partie « dossiers ».
(j’ ai glissé dans les extraits mes commentaires en couleur
verte)
http://www.nouvellescles.com/dossier/Psychosomatique/Corps.htm
Dossier : « Nous sommes des entités
psychosomatiques.
J’aimerais attirer l’attention sur différents concepts rapidement évoqués dans les extraits ci-dessous. Je pense aux quelques points suivants :
-
le lien entres les différents médecines, thérapies devenant de
plus en plus proche et précis.
-
L’apparition de l’individu UNIQUE obligeant un discours de plus en
plus nuancé (pas d’application de thérapies ou soins en bloc et généralistes ou
encore réductrices)
-
La méditation et bien-être – les étapes – la fusion/amour
-
Les images=sensations (l’aide par l’image et non pas par les mots)
-
Le médecin reçoit-il dans sa formation la notion de
« qu’est-ce que l’homme en bonne santé » ?

Le Corps pensant
A
écouter France Haour, directrice d'un important laboratoire de recherche à
dominante biologique (I'INSERM), on réalise que les murailles entre ces
différentes approches sont en train de s'écrouler...
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Extrait : A
Il est clair maintenant que le cerveau d'un rat est capable de conditionner
tous ses processus endocriniens et immunitaires, et qu'à l'inverse, tout ce
qui lui arrive de la périphérie - sensations, douleurs, émotions, expériences
ou virus influence directement son système nerveux central. Bref, on a
affaire à un système très complexe, avec entrées, boucles et cercles d'
asservissement multiples. Avec l'humain, cette complexité se retrouve en
beaucoup plus dense. On sait très bien aujourd'hui que la psychologie
influence tout le reste et que tout le reste influence la psychologie. Plus
personne n'oserait prétendre que l'on peut mettre la psyché dans un bocal et
le corps dans un autre. Ce serait une aberration totale. Du coup, en
recherche clinique, c'est la panique : si vous vouliez vraiment tenir
compte de tous les facteurs qui entrent en jeu dans la santé, la maladie et
la guérison d'une personne précise, cela vous coûterait des fortunes ! Conclusion
: c'est une mission impossible et le travail est forcément incomplet. Et
il devient extrêmement difficile d'établir des « lois moyennes ». Comme dit
Siegel, à traitement biologique égal, un cancéreux vit plus longtemps si l'
on s' occupe de lui que si l'on ne s'en occupe pas, parce que le bien-être
psychique, notamment l'intégration à une communauté chaleureuse, constitue un
facteur thérapeutique certain. Cela dit, cet élément qui guérira totalement
telle personne n'aidera telle autre qu'à survivre six mois de plus. «
La biologie est en train de découvrir que chaque individu J'ai
moi-même commencé comme endocrinologiste - j'étudiais les récepteurs qui
permettent aux hormones de l'hypophyse d'être reconnues par les tissus
auxquels leurs signaux sont destinés; eh bien j'étais censée faire un travail
différent de celui des neurologues ou des immunologistes. Aujourd'hui, nous
savons que nous travaillons sur des systèmes cousins, en interaction
permanente grâce aux mêmes médiateurs chimiques. Quand
on parle d'automédication, il faut bien se rendre compte de l'ampleur de
l'éducation qui reste à faire. Et pour être honnête, il faut aussi avouer
l'ampleur de tout ce que nous ne savons encore pas Plus
on avance, plus on s'aperçoit que l'être humain est une entité
hypersophistiquée, toujours en équilibre provisoire, et qu'il faut toujours
agir avec nuance. Quant à la science, elle peut parfois répondre au « comment
» , mais jamais au « pourquoi ». Face au « pourquoi », quelle que soit
votre culture, que vous soyez aborigène d'Australie ou technocrate de New
York, chacun se retrouve au même niveau. |
Méditation et médecine psychosomatique
par le Dr Jacques Vigne.
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Extrait :
La
méditation est l'art de se regarder soi-même par l'intermédiaire d'une
posture physique et mentale. Ce regard sur le chaos qui nous habite permet de
ne pas en être dupe et d'apaiser le flux désordonné du mental. L'acte de
méditer permet donc de guérir l'esprit. Et partant, l'être. Nous
allons parler plus loin de la notion d'autoguérison dans la psychologie
occidentale. Il
faut remarquer que, du point de vue physiologique, il est difficile de
distinguer véritablement les effets de la méditation de ceux de la
relaxation. Cependant,
quand Karen Horney parle des limites de l' auto-analyse, elle devrait aller plus
loin et parler des limites de l'analyse elle- même : l'introspection sans fil
directeur fait que l'esprit, n'ayant rien à quoi se raccrocher, construit sa
propre mise en scène indéfiniment. Certes, celui qui s'analyse seul risque de
se prendre dans son propre labyrinthe, mais celui qui travaille avec un
analyste risque de se perdre à deux, avec en plus le danger de ne pas s'en
apercevoir, s'il a fait un transfert positif sur son thérapeute qu'il croit
omniscient. Au fond, l'auto-analyse ne paraît guère différente d'un journal
introspectif d'adolescent. La méditation essaie de résoudre ces difficultés
de diverses façons. Le retour à un corps immobile et dynamique limite
l'amplitude des divagations mentales ; de plus, celui qui est engagé dans une
véritable pratique a un idéal moral élevé. En analysant les détails de ses
déviations quotidiennes par rapport à cet idéal, il apprend à connaître les
défauts fondamentaux de l'ego |
La
progression dans la méditation :
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Extrait : du point de vue yoguique, la
méditation agit en rendant silencieuse des couches de plus en plus profondes
du mental ; d'abord le mental verbal, ensuite l'imaginaire, ensuite les
sensations ; quand même les sensations sont calmées survient la grande
expérience, le samadhi, et le Soi se révèle ;
La
méditation permet d'abord de gérer le stress et de percevoir des mécanismes
de base du mental. Ensuite elle permet de développer la compassion et
la transcendance ; celle-ci permet de se détacher des systèmes explicatifs
intermédiaires de compréhension du mental au fur et à mesure qu'on n'en a
plus besoin. Cependant,
la création d'expériences puissamment positives qu'on n'avait jamais eues
auparavant est un facteur de guérison important en méditation ; et qui manque
dans beaucoup d'écoles de psychothérapies. De plus, il faut se souvenir que la
véritable expérience de méditation est en dehors du temps. La
méditation est la thérapie holistique par excellence, en ce sens qu'elle
revient constamment à l'unité. ( la cohérence corps/esprit). Elle ne cherche
pas uniquement le bien-être, mais plutôt un état de stabilité mentale qui
soit également au-delà du mal-être De
toutes façons, l'ego est incurable ; ce qu'on a de mieux à faire, c'est de le
laisser tomber. Alors pourra se révéler le bonheur suprême (parama-sukhadam)
et un état de non-dualité où l'on n'a plus d'effort conscient à faire pour
aimer les autres et s'aimer soi-même, à la manière de cet enfant de trois ans
qui disait un jour à sa mère : « Je te m'aime »...(cela exprime un
sentiment de fusion comme dans la transcendance). |
La
pensée positive guérit-elle ?
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Extrait : « La psychanalyse a
fini par m' apparaître insuffisante, bien que je n'ai pas abandonné toutes
les ressources du travail analytique. Il ne s'agit pas de remplacer une
méthode par une autre, mais de développer l'ensemble des ressources que l'on
a en soi... Pendant
douze ans, j'ai animé toutes les semaines des petits groupes de malades qui
venaient travailler pour mieux comprendre ce qui se passait dans leur
affectivité et "nettoyer" leurs croyances afin de mieux utiliser la
pensée positive, pratiquer la relaxation pour se mettre dans la tête des
images programmant la guérison. (ce procédé d’images est un procédé de
« sens » (ou de sensations) et non pas une répétition de phrases et
de mots (rationnel) c’est ce qui me semble intéressant ici dans cet article.
). C'est
ce qui m'a amenée à créer, avec Rémi Filliozat mon mari, une formation de
conseillers de santé-holistique. «
Aujourd'hui encore, quand on dit psycho-somatique, beaucoup de gens entendent
"maladie de la tête". Il faudrait écrire le mot sans trait d'union,
psychosomatique , pour bien montrer qu'il y a une totale indissociabilité de
la psyché et du soma. Tout ce qui affecte notre corps a une répercussion dans
notre esprit et vice-versa. Cela veut dire aussi que chaque fois qu'on
s'occupe de son corps, on se fait du bien à l'esprit, et que chaque fois
qu'on s'occupe de son esprit on fait du bien à son corps. La santé, c'est
quelque chose de global. Cela
dit, il arrive que les facteurs stressants dépassent nos «
En quoi la visualisation peut-elle nous aider à rester en bonne santé, ou à
le redevenir ? «
Bien sûr, qui dit activité cérébrale, dit images. Lorsqu'on rêve par exemple,
on peut enregistrer des phénomènes tout à fait physiques ; un cauchemar fait
battre notre coeur, en modifiant l'imagerie mentale, on va pouvoir modifier
le fonctionnement des structures nerveuses qui ont produit ces images, et
donc, indirectement, jouer sur le système immunitaire. (Etonnante
façon de terminer l’article, sur la respiration : comme l’on est encore
si mal informé ici en Occident par rapport à l’Orient où on connaît la
respiration « comme l’on respire », c’est le cas de le dire.) Par
exemple grâce à une expérience récemment imaginée par une chercheuse en
physiologie respiratoire : ayant fait l'inventaire de différents modes
respiratoires correspondant à différentes émotions, on a demandé à un certain
de nombre de volontaires d'adopter ces respirations, sans leur dire à quoi
elles correspondent. Eh bien, c'est extraordinaire : à mesure qu'ils
respirent de telle ou de telle manière, on voit les visages progressivement
se détendre, ou s'angoisser, devenir hilares, séducteurs ou colériques...» • |
Pour finir cette série d’articles :
extrait de
Pour une médecine de sagesse
Entretien avec le docteur Kempenich.
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Extrait : N.C
: Que pensez-vous de la formation médicale actuelle ? Dans la mesure où,
justement, les médecins sont appelés à jouer un rôle qui dépasse la seule
réparation mécaniste du corps ? |
Je
vous laisse tous méditer sur ces textes et j’aime beaucoup l’idée de
l’image=sensation.
Minéabel
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2005 - Dernière modification :
31/12/2005