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La fable de l’éléphant

 

Voici une petite fable que l’on m’a envoyée par mail et que certains d’entre vous connaissent peut-être mais qui vient bien à propos.

 

 

Une fable pour nous éclairer :

 

Il était une fois six hommes de l’Indostan, très portés sur les choses de l’esprit, qui dans leur recherche de la vérité, allèrent voir l’Éléphant (bien qu’ils soient tous à ce point myopes que considérés comme aveugles) ; de telle sorte que chacun, par l’observation directe, puisse enfin satisfaire sa curiosité et parler en connaissance de cause.

 

Le Premier approcha l’Éléphant et se heurta contre son flanc, large et puissant, et tout de suite conclut : « Dieu me tue sur le champ si je ne m’abuse, mais l’Éléphant est pareil à un mur, cela est certain. »

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Le Second buta contre une défense et s’écria tout de go : « Ho, mais qu’avons-nous ici, de si rond, si lisse et si aiguisé. Pour moi, il est clair que cette merveille qu’est l’Éléphant est comme un javelot. »

 

Le Troisième trébucha contre la trompe de l’éléphant et empoignant celle-ci dit sur un ton sans réplique : « Sans nul doute, je constate que l’Éléphant ressemble à s’y méprendre à un serpent. »

 

Le Quatrième, quant à lui, se cogna contre la patte de l’Éléphant. Il claironna de sa voix la plus forte : « Que cette bête merveilleuse s’apparente à un arbre, cela est l’évidence même ! »

 

Le Cinquième, pour sa part, se frotta contre l’oreille du noble animal. Il clama : « Même le plus aveugle d’entre nous peut constater sans se duper que cette  splendide bête est semblable à un éventail. »

 

Quant au Sixième, il ne tarda pas à effleurer la queue de l’énigmatique animal : « Je vois bien, pour ma part, que l’Éléphant ressemble à s’y méprendre à un câble. »

 

Ainsi, les hommes de l’Indostan, dans leurs conclusions hâtives et leur recherche superficielle, se disputèrent fort longtemps, chacun croyant détenir la vérité, chacun confirmé par son expérience et cloisonné dans sa croyance. Et bien que tout un chacun détenait une part de la vérité, tous se trompaient lourdement…

 

Voilà donc cette fable pour nous montrer ce qui arrive lorsque nous recherchons « la vérité » et où les pas sur le chemin peuvent nous conduire.

 

Mais si nous réfléchissons, avant  tout, l’important, n’est-il pas que le chemin ne s’arrête jamais ?

 

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Sensation_de_sagesse_dessiner_un_mouton.htm

 

 

Minéabel                       

 

 

 

Site créé en août 2005   -  Dernière modification : 31/12/2005