Le bâillement en bas
de page (nouveau 2008)
Article du magazine « Ca
m’intéresse » n°296 octobre 2005
« Pourquoi est-il agréable de
s’étirer ? »
« D’abord parce que cela permet d’allonger les muscles
phasiques situés le long de nos zones charnières, là où le corps se courbe (cervicales
dorsales, lombaires et genoux), qui se rétractent facilement sous notre poids.
Ensuite, parce que l’étirement fortifie aussi les muscles antagonistes, qui,
eux, ont tendance à se distendre. Ainsi, en redressant le dos et en montant le
sommet du crâne comme pour boucher le plafond, on tonifie les abdominaux. De plus, contrairement aux chauves-souris ou
aux paresseux, nos muscles restent tendus en permanence, même la nuit.
C’est le tonus de base.

S’étirer au réveil permet
donc de détendre les muscles. En échauffant le « moteur musculaire »,
on remet en marche les millions de plaques motrices qui permettent aux
fibres de glisser les unes sur les autres. L’étirement libère également les fibres musculaires bloquées, ce qui
élimine les raideurs et procure une sensation de soulagement. Enfin, l’allongement des muscles réduit le
diamètre de leurs myofibrilles et permet d’évacuer les toxines dans le système
veineux. Il y a alors détoxination, réduction des pressions
internes et sensation de bien-être. »
Observation n°1
Cet
article a tout particulièrement attiré mon attention et il permettra donc de
vous signaler un « symptôme » ou un « signe » vous permettant
de vous donner l’alerte quant au bon état de votre corps/esprit.
Lorsque
j’étais dans mes problèmes suite à mon agression (dont une sorte de paralysie
neurovégétative si on peut dire), j’ai donc comme je l’explique dans mes textes
chronologiques, tout mis en œuvre pour sortir de cet état. Et un peu à la fois,
j’allais de mieux en mieux en fil des mois et même années.
Mais
un jour ensoleillé, je me réveille dans mon lit et je fais la grasse matinée
(en congé sur jour-là) et soudain, je dis bien soudain, voilà que je m’étire de
tout mon long dans mon lit.
Stupeur,
STUDPEUR !!!
Je
ne m’étais pas rendue compte que cela faisait des années que je n’avais plus
fait cela !!!! (paralysie, sidération du corps resté tendu sans revenir à
une autre position).
C’était
stupéfiant !!!
Je
pouvais enfin faire ce mouvement si simple que chacun fait machinalement.
Mais
mes observations ne s’arrêtent pas là.
Observation n°2
Lorsque j’ai eu mon problème inflammatoire dans les mollets
suite à la prise de médicaments hormonaux, impossible de m’étirer dans mon lit
sous peine d’arracher les mollets entier et les veines sous jacentes.
Observation n°3
Plus
récemment, en arrêtant la prise du calcium ionisé, tout mon corps s’est détendu
et les muscles se sont relâchés (ce calcium venait se mettre en dépôt dans les
muscles, causant des inflammations diffuses) et maintenant, tout naturellement,
très fréquemment, le matin je m’étire et c’est un vrai plaisir.
J’espère
ainsi que vous aurez un élément facile de contrôle sur votre corps ;
pas d’étirement le matin : problème de santé en vue !

D’ailleurs
je fais une petite remarque quant au texte du magazine. On parle d’étirement. Mais s’il vous arrive
de faire ce mouvement dans votre lit, vous constaterez qu’il consiste en UNE
ENORME CONSTRACTION INTERIEURE suivie ensuite d’un lâcher du corps.
On
ne devrait pas dire « comment s’étirer » mais plutôt « comment faire un
énorme mouvement de pompe »
(contraction - relâchement).
J’attire votre attention sur :
« …..qui permettent aux fibres de
glisser les unes sur les autres »…..
Si
vous ne pouvez observer ce glissement des fibres dans votre corps lorsque vous
bouger ou faites du sport, c’est un signe de spasme ou muscles tendus (ne
pouvant jouer dans le mouvement de pompe). Procédez alors à tout ce que vous
connaissez afin de remédier à la situation et de rétablir la détente du corps.
«…nos muscles restent tendus en
permanence, même la nuit »….
Ici,
je vous renvoie au thème du sommeil (voir dans le sommaire).
Contrairement à ce que l’on croît, nous ne sommes pas tout à fait détendu
la nuit et conservons
une tension de base permanente.
Encore
une fois ici, on renverse notre conception des choses. Et la personne ayant des
problèmes de sommeil pourra par observation et travail sur la relaxation,
constater que la tension permanente de base varie en intensité et si la barre
est trop haut, cela l’empêche de dormir.
Voilà donc une observation de plus à faire afin de pouvoir mieux juger
de soi et d’évaluer son corps/esprit.
Voici
après une période de bâillements une découverte d’un site : http://www.baillement.com/ qui donne beaucoup d’observations sur le
bâillement et qui sont proches de pas mal d’observations et remarques présentes
tout au long de mon site et blog.
La
capacité de l’étirement dépend de la bonne santé des muscles lisses tout comme
l’acuité visuelle.
Voici
mes notes sur le blog :
le bâillement et l'humidification des yeux
Extrait du site : Le bâillement
thérapeutique »
Lors de pathologies
rhino-pharyngées ou de variations altudinales (montagne, vols aériens), le
bâillement constitue un moyen thérapeutique de reperméabilisation tubaire
assurant l'amélioration des surdités de transmission, inflammatoires ou fonctionnelles
(Laskiewicz, 1953; Winther, 2005).
La musculature
extrinsèque et intrinsèque de larynx est particulièrement sensible au stress
émotionnel. Son hypercontraction est le dénominateur commun de toutes les
formes de dysphonies et aphonies fonctionnelles ou psychogènes. Le bâillement
est une thérapeutique des surmenages vocaux. Elle est efficace pour combattre
l'élévation excessive du larynx et la constriction de la glotte qui les
caractérisent. Ces surmenages correspondent à un effort tonico-spastique des
muscles du larynx qui provoque son ascencion. Le bâillement ouvre la glotte à
son maxima et repositionne le larynx au plus bas de sa course, réduisant
l'effort musculaire. Les professeurs de chant enseignent à leurs élèves des
techniques de bâillements provoqués, forme de relaxation laryngée. C'est ainsi
qu'il n'est pas rare de voir des chanteurs d'opéra bâiller avant d'entrer en
scène (Xu, 1991; Boone, 1993).
Le
bâillement est très proche de la respiration ventrale où il est d’ailleurs
suscité et peut apparaître lors de la respiration.
Minéabel