Peu de temps après avoir commencé
l’acup., je me tourne vers un ostéopathe qui pratique une méthode respiratoire
physique me dit-on. Je ne comprend rien à ce que l’on me dit mais je n’ai rien
à perdre. Et là, c’est fabuleux, fantastique... il n’y a pas de mot pour dire l’impact immédiat qu’ont permis les
séances de respiration.
-
L’ostéopathe commence par des manipulations et débloque mon
bassin qu’il disait mal mis. A cet instant précis, une sensation forte de vide
dans le cerveau (des stimulis qui s’en vont. C’est très drôle et ce que je
ressens c’est une absence.
L’ostéopathe me dit que le bassin mal placé provoque un retour d’impulsions
inutiles vers le cerveau, une sorte de parasitage permanent qui le stresse. Une
fois le bassin remis en place, ce parasitage disparaît. Et du même coup, j’ai
l’impression de retrouver mes 2 jambes (comme si je ne les avais jamais eues ou
bien senties).
- Deuxième étape : les crudités + huile avant les repas et surtout respecter
impérativement 3h sans manger entre chaque repas. Sinon, on relance à chaque
fois la digestion qui est une consommatrice d’énergie du corps (il
vaut mieux économiser son énergie et l’utiliser à autre chose qu’à digérer
toute le journée). Ce procédé permet aussi de rendre sa souplesse au
syt.digestif le long de tout son parcours et de récupérer un peu à la fois, le
transit intestinal complètement choqué lui aussi.
-
- La respiration : couchée sur le dos, les jambes
pliées, les talons au sol.l’ostéop.se place du côté de la tête et regarde mes
pieds. Il assiste et prononce chaque mouvement respiratoire par une poussée
ferme et profonde des 2 mains au plexus qui se prolonge vers le bas en massant
les intestins. Il donne le rythme et parfois glisse les doigts sous les côtes,
les paumes à plat sur les côtes et tient la position qui agit sur le
diaphragme. Ce qu’il fait, c’est un immense effet de pompe tout en redonnant la
mobilité perdue du diaphragme. Au début, c’est pas évident car tout le corps et
bas-ventre sont raides. Au cours des séances respiratoires, il renforce encore
tout cela en inclinant sa table tête vers le bas.
L’effet de pompe est hyper puissant et très vite
dès les premières minutes, on sent toutes les extrémités du corps qui
s’échauffent doucement, la peau, la gorge, les mollets....etc. On n’a pas le
temps de trop penser, car il faut se concentrer sur le rythme donné. Et l’effet
passe dans la tête à l’intérieur du cerveau. Il chauffe lui aussi. Et la
demi-heure est passée. En allant vers ma voiture, je marche dans de l’ouate et
la perception du monde est éloignée. Et les perceptions sont douces et
sereines. On pourrait comparer cela à une situation d’apesanteur pour
l’esprit qui se repose en même temps qu’il vit. Entre 2
séances, au début des premières semaine, voilà que je fait une tendinite à
l’avant-bras (sans aucun motif, ni émotionnel). Puis avant de retourner chez
l’ostéopathe, la journée, je transpire, transpire,...je suis en nage. La séance
qui vient, nous commençons et en quelques instants la tendinite disparaît.
Cette séance produit encore un effet plus fort que la première fois et surtout
dans la tête. Le lendemain, tout le syts.nerveux est déconnecté, c’est d’une
puissance énorme, je ne pourrais même pas y avoir recours (au syst. nerveux)
par volonté. C’est déconnecté et je suis lourde, lourde.... Une bombe pourrait
exploser à côté de moi que je n’en aurais pas d’émotion car les nerfs sont
lâchés.
Je vais chez l’ostéop.chaque semaine
pendant 1 an ferme. Et il me dit de respirer de cette façon plusieurs fois par
jour avant de s’endormir et la nuit s’il le faut. Et je peux dire que pour
respirer, j’ai respiré, vous ne pouvez pas vous imaginer car c’est pas jouer à
passer un moment serein, c’est lutter chaque instant contre des émotions
bloquées. Le syst.émotionnel est complètement fou, mais cette fois, j’ai un
moyen de le contrer et de revenir à une position neutre. Car, ne croyez pas que
l’avoir débloqué 1 fois suffit. Non, le syst.émotionnel est en panne et
invariablement la tension réapparaît lentement. C’est une lutte longue,
longue...respiration, acupuncture
J’emploie régulièrement la respiration
chez moi, couchée sur le dos, les pieds contre le mur, jambes
semi-pliées et je respire. Gonfler le ventre (le plexus monte vers le plafond
ou se gonfler comme un ballon) sans bouger le thorax. Tenir ou continuer.
Souffler et accompagner par un massage des mains. Ou sans les mains. Augmenter
le rythme et l’ampleur du retrait de diaphragme. Puis rester passif. Il y a un
rythme à pratiquer d’une certaine manière, une poussée d’une certaine manière
et aussi... une passivité neutre d’une certaine manière. Et tout réside dans
que faire et à quel moment. Et apprendre à jouer avec les phases selon son désir.
C’est pas si facile à faire et il faut beaucoup de pratique. Je compare l’état
émotionnel à une crispation au niveau du cerveau (comme une crispation
musculaire). Quand le cerveau est émotionnel et abstractise (angoisse), c’est
qu’il est raréfié en sang (par un mauvais passage du sang dû à la crispation).
Par respiration on relâche les muscles ou nerfs, le passage est rétabli et le
cerveau est à nouveau alimenté correctement. L’abstraction disparaît
immédiatement. Faites l’expérience si vous ne me croyez pas. Elle est toujours
renouvelable et vous ne pourrez bientôt plus le nier.
C’est la respiration ventrale (venant
d’Asie). On peut la pratiquer dans différente positions mais quelques remarques
s’imposent :
- chercher une
technique respiratoire essentiellement ventrale. C’est la vraie respiration thérapeutique. Les
autres méthodes sont parfois trop sophistiquées ou élaborées et ne peuvent convenir
si on a un problème de base. La technique doit rester simple.
- la pratiquer physiquement. Tout commentaire est inutile. Les sensations vont
parler d’elles-mêmes et venir naturellement. Pas
d’intellect donc. Il est donc superflu.
- toujours l’employer dans une position de repos
pour le corps (couché sur le dos). C’est votre garantie de sécurité.
Pratiquée seule (sans assistance), la
respiration est plus douce. On n’a pas la puissance des mains de l’assistant.
Elle va vous relaxer, irriguer des blessures et les soulager. Elle soulage les
douleurs (sous un plâtre par exemple. Cela m’a aidée à supporter ma blessure
par couteau...). Mais elle est surtout la méthode par excellence
pour vous faire quitter vos émotions. Et dans ce domaine, elle n’a pas d’équivalent.
Si une émotion ou des idées obsédantes vous tiraillent l’esprit ou vous
coincent les tripes, respirez pendant 20 min. et elles disparaîtront
complètement. C’est ce que les asiatiques appellent le phénomène de «
dissolution ».

Plus d’angoisse, plus d’émotions, plus de
stress, détente des muscles, irrigation, dégonflement des jambes, zones
chauffantes,...le corps peu à peu s’assouplit, s’assouplit,...retrouve sa
mouvance à chaque instant un peu plus loin, un peu plus profond,...véhiculé par
l’intérieur. On peut donner une direction à ce flux. Mais je vous conseille de
rester tout simplement dans une respiration normale (le yoga par ex. bloque par
des postures, le passage vers un endroit du corps et par conséquent le flux
passe dans le passage resté libre. Même principe dans le travail de Qigong (ou
Chi-kong) en Tai-chi (ou Taijiquan). Mais en occident on le maîtrise mal et
cela peut causer des accidents. Je vous en donne un exemple plus bas.
Si vous pratiquez couché et simplement, vous n’avez aucun risque et votre
technique respiratoire deviendra votre force, votre meilleur remède. De tous
les « moyens » dont je parle dans mon discours, la respiration ventrale est et
restera toujours le « number one ». Elle vous fera réviser vos concepts, votre
vie et peut vous aider à un diagnostic médical (mieux voir votre corps) pour
mieux guider votre médecin.
On ne m’a jamais donné de nom à cette
méthode et j’avais à ce moment d’autres préoccupations que le vocabulaire. Mais
peu à peu, je saisis tout ce que je trouve sur mon chemin et c’est divers,
vraiment, vraiment très divers et finalement la respiration dont je n’avais
jamais entendu parlé auparavant, je constate qu’elle est dans plusieurs
techniques médicales parallèles ou sportives. Mais pas là où elle devrait
l’être : chez le simple médecin allopathe qui lui n’en connaît absolument rien,
même pas le nom. Il ne peut donc la conseiller là où elle serait bien
nécessaire. Et pire encore... : connaissez-vous le meilleur moyen d’écraser son
ennemi ? Comme dans l’histoire où les églises chrétiennes sont
intentionnellement bâties sur le lieu de culte qui les précédait (lieus
druidiques par ex.) s’assurant ainsi la mort du culte précédent. Et bien,
certaines techniques respiratoires sont décrites comme faisant l’usage de
l’hyperventilation et préconisent l’hyperventilation. Un document que j’ai
trouvé chez un médecin neuropsy.sur le Rebirth il y a plusieurs années. Il cite
et préconise l’hyperventilation : « - ...La personne est confortablement
allongée. On lui propose d’être attentive à sa respiration et petit à petit de
l’amplifier : accélérer, approfondir. C’est cela l’hyperventilation. » (sic).
Ce document fait 10 pages explicatives qui sont excellentes. Par contre,
d’autres font usage du même mot « hyperventilation » pour dire que c’est
complètement à éviter. Par ex. une infirmière accoucheuse dans un club de
Taichi qui forte de son savoir parle devant un groupe de gens et lui affirme
fortement que l’hyperventilation est dangereuse et est à déconseiller. Elle en
parle avec l’énergie nécessaire à convaincre de ne pas utiliser la respiration
du tout. (je conçoit que pour les accouchements précisément les techniques doivent
naturellement avoir un tout autre but et être pratiquées en connaissance de
cause). C’est l’écrasement de l’adversaire par l’utilisation du même mot. La
médecine classique ne comprenant rien à la respiration anéanti les tendances à
la mode des thérapies parallèles en utilisant le même mot. Et la confusion est
donc réelle.
Dans l’allopathie on a associé la respiration saccadée, courte, paralysante à
l’hyperventilation ( ou halètement ce qu’il ne faut donc pas faire). Dans
d’autres techniques, on a pris le mot hyperventilation pour parler de la
technique respiratoire profonde, assistée par un thérapeute.
Lorsque vous cherchez une méthode, n’employez donc pas le mot
hyperventilation mais employez le terme correct de « respiration ventrale » et
ne pratiquez naturellement que celle-là, simple et naturelle à laquelle vous
donnerez l’intensité que vous désirez, vous-même.
Votre pratique peut être de tout niveau
d’intensité : relaxant, doux, détente, ...jusqu’à quelque chose de plus intense
et soutenu qui peut même s’accumuler dans le temps si on pratique en séances
rapprochées.
Oui, c’est vrai, enrobée de mystère, la
respiration venant d’Asie (et par conséquent mal comprise et interprétée par
les occidentaux) est véhiculée avec une aura de...danger. Mais on la décrit
comme ‘une respiration céleste » ! Et elle l’est !
Alors qui dit respiration dit NDE (near death experiences). C’est mon prochain
paragraphe. Je ne peux pas la passer sous silence puisqu’elle fait partie
profonde de mon histoire mais qu’elle fait aussi partie encore plus profonde de
la respiration.
Le lien corps/esprit est lié à la
respiration mais aussi sa conception telle qu’on devrait scientifiquement
l’étudier se trouve exprimée dans le chapitre « bodynet » qui suivra
la NDE.
Minéabel
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2005 - Dernière modification : 28/07/2005
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