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A la première seconde où l’on m’a frappée lors de mon
agression, aussi sec, j’ai eu une sortie de corps mais sur le moment même, je
n’ai pas eu la possibilité de m’en rendre compte. On m’a étranglée à plusieurs
reprises jusqu’à ce que mon corps tombe. Pour moi, j’étais en train de mourir.
Trois nuits plus tard, la nuit, j’ai le sentiment extraordinaire que quelque
chose se passe et je me pousse à me réveiller (je peux me réveiller à partir
d’un rêve par volonté mais en faisant tout de même un effort). En le faisant, je
ressens du vent sur toute la surface du corps et un sentiment «
d’extraordinaire ». Je sens que je flotte, il fait noir. J’ai
l’impression d’être dans un coin. Je me déplace dans l’espace, cela file ! Puis
devant moi un lieu lumineux (en surimpression). Un homme barbu, assis, jambes
croisées m’attend. Il sait ! (une entrée de paradis ?).
Voilà que mentalement, je dis « non » et hop, je repars dans l’autre sens, dans
l’espace. Il fait noir à nouveau. Souffle sur mon corps... Je sens par des sens
différents : le cerveau habituel et,... par d’autres perceptions inconnues. Il
y a balayage dans le cerveau entre ces 2 différentes façons de sentir. Le balayage
augmente (comme un effet doppler qui se rapproche) Une décharge électrique.
Balayage. Puis je sens une « âme » (la mienne) qui réintègre le corps par les
pieds. Je sens le contact du lit qui remonte à partir des talons vers la tête,
très lentement, en plusieurs secondes. Je suis parfaitement éveillée,
hyperlucide. Et je reste là, devant cette étrangeté, cette douceur, cette
transcendance ressentie, cette sensation de Dieu. Je ne suis
pas religieuse, ni croyante. Mais j’ai ressenti Dieu. On pourrait démonter ce
que je viens de dire en disant que c’est un rêve. Il n’en est pourtant pas un.
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Ce phénomène s’est aussi produit pendant l’agression : plus
de notion de temps, passage mental dans le monde autour de moi, sans limite de
distance (dans l’esprit de l’agresseur surtout), sentiment de découverte,
sensation d’être à l’origine du temps, dans un monde vierge, plus d’échelle de
valeurs (pas de bien ni de mal, il n’y a pas de valeurs puisque tout est
vierge)., etc...
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Dans les semaines suivantes, je vais à ma voiture. De
l’autre côté de la rue, un homme fouille bruyamment dans son coffre de voiture.
Je glisse la clé dans la serrure de ma portière et soudain plus de bruit. Mon
instinct ne peut plus situer l'homme (il est dans mon dos comme pour
l’agression) donc danger ! Et à une vitesse folle, mon « âme » se détache et se
tourne vers ce silence. Elle se rend compte qu’il n’y a pas de danger et
revient. Elle réintègre à nouveau son enveloppe (moi)qui n’avait pas eu le
temps de bouger. Et étrangement, je la sens qui se cogne ou je me
cogne contre ma propre enveloppe corporelle. Etrange sensation très nette et précise
de se remettre à l’endroit dans sa peau.
- Par après, j’ai encore eu ce phénomène mais beaucoup plus furtivement (devant
des tableaux à l’Académie de peinture). Voilà pour ces quelques exemples.
L’expérience de la transcendance est
merveilleuse. Elle remonte à la nuit des temps. Mais elle reste mal connue et
je décide alors d’aller voir un neuropsy.pour l’explication de la NDE.
Le neuropsy.est un homme bien intéressant, riche d’esprit et soigneux de ses
mots. Mais je me rends compte assez vite qu’il procède par une attitude passive
: me laisser parler en intervenant peu. C’est ce qui se révèle pour moi être
probablement la perte de cette profession. Il n’y a pas de commune mesure entre
ces résultats et ceux immédiat obtenus par une thérapie pratique comme la
respiration. Je ne ferai donc que 10 séances chez lui car bien sûr le prix de
la consultation pèse lourd pour un rapport moindre. (Bien sûr, pour d’autres
personnes c’est peu être très approprié).
Néanmoins, il m’a donné une réponse qui m’a vraiment soulagée. Il me dit
calmement que les NDE (sortie de corps), on ne sait pas bien ce que c’est mais
qu’il semblerait que cela corresponde à un degré
d’intensité de l’esprit (donc à un certain degré, l’esprit sort du
corps). Pour moi, c’est le soulagement immédiat et aussi dans mon corps qui
lâche aux mollets. Je réalise que « degré d’intensité » signifie pour moi,
pouvoir redescendre de cette intensité et donc le processus peut s’inverser.
Mais quel soulagement ! J’avais peur en fait d’un point de non retour où je
serais restée calée. Mais ce soulagement est si brutal que je comprend
maintenant pour la première fois comment une association d’idée peut influer
sur soi sans que l’on s’en rende compte. Tout d’un coup les histoires de Freud
me semblaient une réalité. Bien que je lui préfère C.G.Jung qui permet à chaque
patient d’intervenir lui-même. Chez lui, le patient peut agir et réagir sur les
faits. La plus belle phrase de C.G.Jung et qui m’est maintenant compréhensible,
est bel et bien «- Dieu est en soi »
Je suis donc bien alerte et attentive
depuis lors sur tout ce qui est associations d’idée et d’esprit. Je surveille
bien et je cible.
Mais la NDE continue à vivre dans mes sens, puissante, forte,
encore maintenant, c’est comme si c’était hier. Si chacun pouvait éprouver
cette expérience et lui attribuer le mot de « trésor » à l’intérieur de soi ?
Explications reçues
sur le forum de DSS :
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Extrait : « A
propos des phénomènes NDE : l'agression que vous avez vécue aurait pu être
mortelle, vous avez subi un choc très violent au niveau du cerveau émotionnel
(celui qui "relie" corps et esprit). Je ne peux qd même m'empêcher
d'y voir un lien avec le phénomène de "Dissociation". La
dissociation est un mécanisme naturel d'autoprotection qui protège
l'intégrité psychique d'un individu en les coupant d'expériences qui
dépassaient leur capacité du moment à les intégrer (le cerveau peut se mettre
de lui-même en état d'observateur de lui-même, comme un rêve éveillé, comme
si l'esprit se déconnectait du corps : cela permet sur le moment à la
personne de se détacher de la réalité de la situation ), mais au pire,
lorsque qu'un choc trop fort ne peut être "digéré", il se produit
un blocage au niveau psychique : ce phénomène peut les couper --durablement--
de leurs émotions, de leurs ressentis, et cela peut aller jusqu'à l'amnésie totale,
la démence. Par exemple, certaines personnes qui souffrent de
"mélancolie" peuvent souffrir de dissociation grave suite à un
trauma psy : ils se réfugient dans une espèce de "repli autistique"
en essayant -inconsciemment- de faire le vide en eux. (voir "EMDR, une
révolution thérapeutique", de Jacques Roques) ... |
Quelques
temps après mon agression, une fille m’a insulté et….. : tout d'un coup j'ai éprouvé de la haine, de
la haine pour cette fille et ses parole. Et touts les sens revenais à la
surface. Ils était douloureux. Comme c'est drôle à dire de dire
qu'en sens est douloureux. Jamais de ma vie je n'ai éprouvé de la haine
sauf là. Et ensuite cela s'est calmé (mais il m'a fallu 2 jours). Donc
peut-être que grâce à ce choc et ses paroles méchantes, mon esprit s'est sorti
de ce blocage dont vous parlez. »
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Extrait
- Réponse du forum DSS : « Oui, je crois que c’est largement
ça (ou plutôt que c’est votre haine provoqué par cette fille, qui vous a
permis de sortir de cet état de dissociation). |
Les autres
interprétations récentes :
(voir dans les thèmes les dernières
informations encore plus récentes)
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août 2003 : un médecin français vient de découvrir
fortuitement, comment provoquer la « sortie de corps » chez une de ses
patientes qu’il traitait avec des stimulations d’électrodes à la tête. Il dit
que l’expérience est renouvelable et ajoute ensuite : « - Enfin on pourra
croire tous les gens qui parlent d’une sortie du corps ! ».
Est-ce que ce phénomène pourrait-il donc être classé cette fois ? Et banalisé ?
Ce médecin dit qu’il se passe lors de stimulations d’une zone du cerveau qui se
rapporte à la représentation dans l’espace. En fait, on sort des limites
de son espace (celui du corps et du monde proche autour de soi). Serait ce une
possibilité de développer une dimension supérieure ?
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aussi, en recherchant de puis 1989 dans les livres, voilà
que j’ouvre un tout petit livre (oublié dans ma bibliothèque) sur Lao Tseu et
les taoïstes. Complètement ignorante en la matière, je ne connaissait même pas
son nom. Et là, la correspondance est totale. On dirait la perfection des mots.
Enfin quelqu’un en parlait. Enfin !
Et maintenant, depuis, mieux informée, je peux dire que les plus belles
descriptions vierges de toute déformation sont celles des taoïstes de la
période antique. Et elles sont toujours d’actualité et figurent donc à leur
place ici.
Mais afin de ne pas charger mon chapitre
en tombant dans un sujet très vaste (la NDE), j’ouvre donc un thème à ce sujet
plus loin dans ce site où je verserai chronologiquement les informations
recueillies à ce sujet.
Minéabel
Site créé en août
2005 - Dernière modification : 28/07/2005
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