Allergologues sauvez votre peau ! - Votre reconnaissance
Témoignage d’allergie aux additifs du latex, le mercapto
Mercapto Mix et Mercaptobenzothiazole. Un témoignage de Belgique pour tous afin
de faire un pas en avant. Je précise que je ne m’adresse pas à un
médecin en particulier mais à tous dans le milieu de la dermatologie et de
l’allergologie. Je crois que pour qu’il y ait une
amélioration des contacts entre patients et médecins parfois, il est
important que le patient favorise une prise de conscience. Et peut-être
est-ce ici le cas. En 2005 je me suis rendue à de multiples
consultations en dermato (plusieurs médecins différents en des lieux
différents avec un CV médical écrit à la main portant sur toute ma vie. Je suis
employée et fait du secrétariat. Ceci pour un très fort problème aux
doigts, des crevasses terribles, la douleur (de peau) devenant insupportable
m’invalidant dans toutes les tâches manuelles. Et si certains d’entre eux
(les médecins) ont été aimables, il n’en a pas été ainsi de tous :
puisque on m’a presque rejetée du cabinet sans m’écouter et en prescrivant
une pommade à base de cortisone pour le principe de donner quelque chose. La douleur (des crevasses et véritables
trous dans la peau, sur tous les doigts, paumes des mains et dos des mains)
bien sûr m’a obligée à chercher chez d’autres médecins. Après à nouveau un
échec, une fois de plus, enfin quelqu’un m’a fait des patch tests et m’a
accueillie très, très positivement : les patch tests ont révélé une
réaction hyper forte aux Mercapto Mix
et Mercaptobenzothiazole (additifs de vulcanisation du caoutchouc). La
réaction dans le dos était de 2 ronds de 2cm de diamètre chacun, très rouges
et fort réactifs. Enfin il y avait une découverte, une
observation, un diagnostic et une aide précieuse !!!!! Ce médecin a écouté tout ce que j’avais
à dire et s’est volontairement proposée de regarder mon CV médical que j’ai
fait sur Internet pour faciliter les descriptions. Je félicite ce médecin pour son
attitude et son esprit d’à propos et son intelligence d’écoute. Elle a immédiatement fait abstraction
des éventuelles erreurs qu’une patiente peut faire dans des suppositions et a
profiter bien sûr des observations. Seulement il semble bien que cette
réaction aux additifs ne date pas de maintenant mais soit plus ancienne et
cela, cela devient
époustouflant ! Voici ce que je constate : -
cela
fait plus de 10 ans que je manipule des tapis de sport plusieurs fois par
semaine et ils sont revêtus de caoutchouc anti-dérapant. J’avais donc de la
dyshidrose fréquemment depuis toutes ces longues année (je ne savais
évidemment pas que c’était cela). Cela venait assez violement puis repartait
et la peau redevenait normale. Jusqu’à il y a 2 ans où la dyshidrose a été si
violente que la peau ne s’est pas réparée et il y a eu tous les symptômes
décrits dans l’Atlas en ligne de la dishydrose, avec kératinose de la peau et
crevasses. -
Je
dessine au crayon très souvent et gomme donc souvent (gomme caoutchouc)
(plusieurs années aussi). -
Les
irritations des coudes (elle fait la largeur des bras et longueur de
10cm) : passage de la bretelle du soutien-gorge. -
Les
irritations du thorax depuis des années et des années : bords de
dentelles élastiques le long des sous-vêtement- idem pour les slips (plus
récent) (sous les fesses, les
cuisses, les genoux (latéral) où je place le slips assise sur le wc…etc),
idem les chaussettes (depuis des années aussi les chaussettes)…..et encore
d’autres vêtements (depuis toute jeune j’ai rayé de ma vie les tissus
synthétiques tel que l’acrylique, les pulls chaussettes, etc… et je ne choisi
que du coton et polyester. Cela fait
30 ans ainsi.
-
Tout
objet comportant un pourcentage d’élastomère (les colliers en plastique à la
base du cou, les lunettes derrière les oreilles, le peigne en plastique pour
l’intérieur des oreilles (on touche sans le faire exprès l’extérieur et
l’arrière des oreilles et les irritations se disséminent par l’intérieur de
l’oreille ceci paraît surprenant mais je le constate après avoir remplacer le
peigne par un peigne en bois : intérieur des oreilles normal maintenant)
et le cuir chevelu. -
Ma
chaise à mon travail (rembourrage de mousse), etc…. Mais, détail MAJEUR : les bandes hygiéniques !!!!!
(similaires aux langes pour bébé et mousses) : depuis que j’ai 12 ans
j’en ai fait usage et depuis CE MOMENT sont apparues des irritations anales
jamais, jamais disparues même avec traitement de toutes sortes de pommades.
J’ai signalé ce fait à tous les dermatos qui m’ont vue ces 2 dernières années
en insistant bien sur ce fait mais sans bien sûr faire de lien avec les
bandes hygiéniques puisque je ne savais pas. Je ne pouvais que montrer une
irritation très forte et étendue (certains m’ont dit : « - Et bien,
vous êtes bien arrangée ! ».(mais personne ne pense caoutchouc). Et cela fait 30 ans que c’est ainsi. Bien
sûr quand on est jeune on n’aime pas trop en parler. Et vu l’accueil et le
résultat des consultations en dermato en Belgique, on abandonne et on tire son
plan, on survit. Mais après la douleur des mains et les crevasses, il faut
bien y retourner et faire la série de médecins et de lieux différents. Alors je pense que la réaction aux
additifs du caoutchouc n’est certainement pas nouvelle pour moi mais au
contraire très ancienne et qu’elle n’a fait que s’additionner pour devenir de
plus en plus forte (effet cumulatif) puisque jamais découverte. Car
maintenant je peux vous dire qu’elle est tout de même violente.
Je crois qu’il est nécessaire que je
vous écrive cette lettre car, que de si nombreux médecins différents ont pu
passer à côté d’un diagnostic (en
tout cas certain de celui des additifs du caoutchouc), cela me paraît
affolant ! Bien sûr, faut-il le dire (voir : http://www.oasis-allergies.org/publi/oasis61.html : Extrait de l'éditorial "Cherche
d'urgence : allergologue reconnu" en Belgique ) : il
semble qu’en Belgique la spécialité
d’allergologue n’existe pas et donc par conséquent la formation médicale
n’existe pas ! Ce qui signifie
pas d’aide non plus. Et pourtant, il semble bien que j’ai vu
sur Internet un pourcentage de 13% de réactifs au latex dans le milieu hospitalier. Ce
n’est tout de même pas rien ! On
ne peut pas dire (comme on me l’a dit ici par le chef de service de dermato
de la clinique où je me suis rendue :
« vous êtes un cas rare et vous n’intéressez personne ici. Vous
ne m’intéressez pas !!!!! » A tous les médecins de tous les pays
sans allergologues spécialisés : Je crois sincèrement qu’il faille
changer quelque chose dans vos contacts et observations. Et vous diriger peut-être vers les
branches françaises d’allergologues et prendre aussi conscience que sur
Internet les français allergologues essaient de travailler et avec les
médecins+gouvernement et avec les patients allergiques et que leur dialogue
est ouvert. D’où ce témoignage de ma part. Car Messieurs, je ne sais pas, mais il
semblerait bien que nous le voulions ou non, nous sommes tous de plus en plus
en contact permanent avec les produits chimiques sous toutes les formes
(aussi dans nos objets courants) et que face à cet envahissement croissant de
ce pourcentage de contacts chimiques multiples, vous, les scientifiques allez
devoir plier et faire face aux faits (qui seront inévitablement votre
avenir)….et le nôtre ! --------------------------------------------------- Comment tout ceci a-t-il pu avoir lieu ainsi si
longtemps ? Si ce n’est que par
une méconnaissance ?
En premier lieu, en tout premier lieu,
le patient est tout à fait sous-informés. Allergologues pour votre survie, ou
votre naissance, il faut une information des patients bien meilleure.
Pourquoi pas une approche dans les cours de biologie en Humanités ? On sous
forme de TV d’émissions scolaires.
Et maintenant, comment se protéger ? Exploit titanesque puisque l’étiquetage
des produits de consommation n’est pas obligatoire en Europe. Pas de loi efficace,
pas de renseignements consommateur ! Si je peux donner une façon d’éveiller la prudence devant un
produit : le caoutchouc a pour
propriété de Transformation du nom chimique du
produit à partir de l’étape naturelle à la fabrication jusqu’au produit fini :
suivant la variante du polymère et ensuite encore transformation du nom en
prenant le nom d’une marque plutôt qu’une description du contenu chimique. Il
suffit de prendre les listes des dénominations chimiques européennes et
d’essayer de les replacer sous la marque et vous comprendrez qu’il s’agit de
mois de travail pour simplement arriver à s’y retrouver. Il y a déjà les listes simples établies
par les milieux médicaux, c’est déjà un grand pas. Mais elles sont surtout
établies pour le latex NATUREL et pas avec précision quant aux additifs
seuls. Travail à faire évidemment. (par des étudiants en médecine peut-être
. ? De jeunes
chercheurs ? Des patients qui veulent
bien commencer cet énorme travail ?). Comment tout ceci peut avoir lieu ? Allergologues si vous voulez vivre,
défendez votre PEAU
Cela ne m’étonne pas, vu que nous
retardons tous, TOUS. En effet, on
dit : « -J’ai mal d’estomac. », « -« J’ai mal de
tête »,…mais dit-on « - j’ai mal à la peau. » ? Pas très commun de sentir sa peau tel un
organe ! Des problèmes de peau ? Mais c’est dans la tête, comme au temps de
Freud ! Est-ce que l’on va
encore se comporter longtemps en Freud (abandonné officiellement pourtant aux Etat Unis récemment) ? Allergologues si vous voulez vivre,
défendez votre PEAU (peau organe bien sûr !). Il est incroyable, incroyable que tout récemment en décrivant des
spasmes oculaires, je dis : « -J’ai les yeux crispés, cela fait
mal » Et la doctoresse dit « -Ah, oui, mais dites-moi c’est quoi un
spasme, que ressentez-vous ? » Ne sait-elle pas ? Je m’affole ! « - Les yeux sont raides, ont des difficultés à tourner, se
déplacer. La peau autour de l’œil est crispée, tendue, rétrécie et serre,
comme un étau, … » Evidemment, l’exemple de l’œil n’est pas commun. Mais par contre ce qui l’est, c’est que
personne dans la population ne connaît son corps, sa peau, ni ne sait comment
elle réagit et ce qu’elle fait. Il est évident que vu que nous y sommes 24h
sur 24h, nous ne l’observons pas et l’oublions ! C’est un drame
allergologues, vous défendez une absente aux yeux de tous et aux yeux de vos
pairs. Et ce fait est tellement gros, mais
tellement, qu’il jaillit sous une autre forme que l’on ne veut pas regarder
comme il se doit (certaines formes loufoques et d’autres très anciennes et
valables) : les massages, les nouvelles approches à la mode comme des
séances de toucher en groupe, les thérapies par le mouvement, l’acupuncture,
la respiration, les neurosciences, la relation entre la peau et le cerveau,
etc….. Mais en réalité, ces différentes vues
émergent de la peau et de ses fonctions : récepteur, capteur,
transmetteur, volume mobile dans l’espace (dilaté ou non), statique en
malaise, infiltrée dans tout le corps, barrière avec le milieu externe ;
lieu d’échanges multiples, réactionnaires (comme les allergies). Elle vit et elle commande le corps (et
l’esprit) car elle est elle mêlée, « métis » si vous
préférez : elle comporte des éléments que nous commandons
volontairement mais aussi des
éléments que nous ne commandons pas volontairement de là l’explosion actuelle
tout à fait pertinente des neurosciences, des connections entre le corps,
l’esprit, l’émotion. C’est je crois le tournant qu’il faut
prendre à toute vitesse. Ne vous laissez pas
voler votre PEAU, l’organe de votre métier, de votre spécialisation. Les neurosciences reçoivent les moyens
d’investiguer à l’aide de machines onéreuses. Mais aussi, ne regardent-ils
pas les terminaisons dans la peau et ne disent-ils pas que ces terminaisons
ont une certaine autonomie qui également donnent des messages et ordres au
cerveau ? Mais en réalité, ne
travaillent-ils pas dans la peau, votre organe ? Rendez-vous compte votre PEAU n’est plus
ce qu’elle était il y a 50 ans. Elle
n’est plus ce que l’on vous a enseigné et de la façon freudienne telle qu’on
vous l’a enseigné. Elle EMERGE partout, partout !!!!!! (Si aux Etats-Unis on fait venir le Dalaî lama pour
passer un scanner quant il médite, ou quant il pratique une respiration
(effet de nourriture pour la peau par voie interne), ne pourrait-on pas aussi
investiguer dans les allergies et leurs effets sur le peau et par conséquent
sur l’esprit (par compression, tension, stress de cette peau atteinte). Les
allergologues n’ont-ils rien à découvrir par ces procédés ? Ou rien à
mettre en parallèle avec ces sciences ?
Je suis sûre que oui). Elle (la peau) prend une forme active qui influe sur les émotions. Elle
vit ! Et quand on rentre dans un cabinet médical, tout médecin actuel
n’a aucune conscience de la peau comme elle émerge actuellement. On dirait un fossé, un ravin ! Pourquoi un neuropsychiatre conseille
des thérapies respiratoire pour la détente (donc travail de la peau par
l’intérieur) et que si on en parle avec un médecin généraliste ou un dermato,
on ignore à cet endroit tout à fait de quoi on parle. On ne connaît pas. Mais c’est la peau, bon Dieu ! Mais pourquoi ne pouvez-vous récupérer
ce qui vous appartient afin de faire connaître la peau et ses fonction dans
la vie courante ? -
la
vie de la peau -
son
effet sur les émotions -
son
effet sur les organes -
ses
méthodes de réactions (réactions immédiates, différées, lentes,
contractantes, relaxantes, etc… -
son
emprise sur nous -
son
fonctionnement par la glande de l’amygdale, à du 100millième de secondes (la
peau c’est notre antenne radar, hyper-active) -
les
possibilités d’apprendre à la connaître : respiration, systèmes de
décontraction, acupuncture, massages, techniques d’observation, passage sur
les sens, etc… Alors c’est peut-être trop imaginaire,
mais, pourquoi ne pas créer une nouvelle discipline de mise en avant de la
connaissance de la peau par une pratique mobile et de respiration que vous
les allergologues pourriez créer comme une discipline de pratique concrète
que chacun pourrait faire afin de vraiment, vraiment connaître cette peau en
nous. Ou acceptez-vous que vous soyez cantonnés seulement à une surface
externe de peau comme il y a 100 ans ? Pas de connaissance de cette peau, pas
de reconnaissance non plus ! Allez vers le public pour lui donner
cette connaissance. Nous sommes tous
avec des morceaux d’information seulement ou encore totalement ignares. Dossier brûlant des produits chimiques Oui c’est vrai on doit traiter des
allergies et financièrement il faut des recherches onéreuses et des épaules
solides car n’est-ce pas contrecarrer les usines chimiques que d’investiguer
dans ces allergies-là (ou pollutions). N’est-ce pas un dossier brûlant ?
Le patient s’ignore comme moi, j’ai
ignoré car pas la connaissance. Il y en a encore beaucoup dans de
cas ? Qui désespèrent dans leur coin car ….ils n’arrivent pas à se faire
reconnaître par les dermatos ? Ne peut-on alors tenter un autre
dialogue ? Faire véhiculer un
questionnaire chez les personnes que l’on a identifiées avec une allergie
bien concrète et voir combien de temps on a mis pour la découvrir ? Idem chez les personnes non ciblées mais
ayant manifestement un problème. Ceci afin de cerner dans le temps les évènements.
La vue ne doit-elle pas s’étaler sur une plus longue période ? N’y a-t-il pas un questionnaire qui
pourrait aider à la communication, à la mise en place d’une recherche, d’une
attitude ? J’arrête ce premier témoignage tout en
laissant ce dossier ouvert puisque très complexe. Alors je vous offre ces quelques lignes
déjà longues pour faire part d’un ressenti au niveau de la Belgique sans
doute. Mais peut-être est-ce utile
tout de même de l’avoir simplement communiqué à un environnement médical tel
que http://www.allergique.org/
par exemple. Je vous remercie d’en avoir pris
connaissance. Minéabel |